Les ’yan daudu (« fils de Daudu ») sont des hommes qui adoptent un parler et des manières féminins et travaillent souvent dans la vente de nourriture, la cuisine lors des fêtes et l’entremise. Le nom renvoie à Dan Galadima ou Daudu, esprit « prince » du Bori, beau et jeune. Ils sont traditionnellement associés aux réunions du Bori et aux marchés et fêtes qui les entourent.
Des ethnographes comme Rudolf Gaudio (Allah Made Us, 2009) et, avant lui, Renée Pittin décrivent les ’yan daudu comme une catégorie sociale reconnue, quoique stigmatisée, dans certaines villes haoussas. Salamone y voit une « catégorie anomale » qui montre comment les idées haoussas de la masculinité sont construites et surveillées.
Les attitudes ont varié selon les époques et les lieux, et depuis quelques décennies certains ’yan daudu ont subi harcèlement, arrestations et campagnes dans des États dotés de codes pénaux fondés sur la charia. Les lecteurs qui ont besoin de conseils pour des situations précises doivent consulter des sources locales de défense des droits et de droit.
Sources de cet article
- Gaudio 2009, ouvrage entier
- Salamone 2010, ch. 2, p. 12 ; ch. 10, p. 108–110