Cités-États et royaumes · 3/5

Les remparts de Kano

Pourquoi une ville haoussa avait besoin de champs derrière ses murs.

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Les villes haoussas s’appelaient birni, « villes fortifiées », et leurs murs de terre (ganuwa) étaient autant un symbole qu’une défense. L’enceinte de Kano, traditionnellement attribuée au roi Gijimasu et prolongée par ses successeurs pendant plusieurs siècles, englobait des champs et des puits autant que des maisons, pour que la ville puisse résister à un siège. Les longueurs rapportées vont d’environ 14 à 20 km, avec une douzaine de portes ou davantage.

Les remparts impressionnèrent Frederick Lugard, qui les vit en 1903 lors de la prise de Kano par les Britanniques. Aujourd’hui, de longs tronçons ont disparu sous les routes et les logements, et seules des parties subsistent. Les murs de Kano figurent sur la liste indicative du Nigeria pour une inscription au patrimoine mondial, et des bénévoles et des associations de conservation ont mené des réparations. Nous n’avons pas pu vérifier le pourcentage parfois cité pour les sections perdues ; nous ne le reprenons donc pas.

Sources de cet article

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