Commerce, marchés et artisanat · 1/4

Entre le désert et la forêt

Chameaux, sel, kola et les marchands qui reliaient le Sahara à la forêt.

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Le pays haoussa se trouvait à un carrefour. Des caravanes venues d’Afrique du Nord traversaient le Sahara par Agadez et Bilma avec du sel, des objets en cuivre, des livres et des étoffes, et repartaient chargées de cuir, de tissu teint à l’indigo, de noix de kola du sud et, aux siècles plus anciens, d’or et de personnes réduites en esclavage. Les villes haoussas n’étaient pas de simples haltes : elles produisaient des biens à vendre, et leurs marchands voyageaient.

Des historiens comme Paul Lovejoy ont souligné le rôle des Wangara, marchands et lettrés mandingues venus de l’ouest, dont les réseaux de longue distance relièrent la boucle du Niger au pays haoussa dès les XVe et XVIe siècles. La tradition leur attribue aussi l’introduction de l’islam à Kano (voir le chapitre sur l’islam).

Il faut être honnête sur la face sombre. Le commerce du Soudan central comprenait la vente de captifs, et certains États haoussas, notamment Zazzau, étaient connus pour leurs razzias. Plus tard, le califat de Sokoto s’appuya aussi sur le travail d’esclaves dans de grands domaines. Cette histoire fait partie du dossier et sera traitée en détail dans les chapitres suivants.

Sources de cet article

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