Ces dernières décennies, les femmes haoussas sont devenues plus visibles dans l’éducation, les professions, les affaires, les médias et la politique, même si la scolarisation des filles reste inférieure à celle des garçons dans beaucoup de régions (voir le chapitre sur l’Époque moderne). Des femmes écrivent des romans sur l’amour, le mariage et le mariage forcé, une littérature adaptée au cinéma, et elles jouent et produisent dans les films de Kannywood, où elles font aussi face à des règles strictes sur la tenue et le comportement (voir le chapitre sur les Arts). Organisations de femmes, enseignantes religieuses et avocates débattent en haoussa du sens du droit islamique pour les femmes, y compris après la réintroduction des codes pénaux de la charia en 2000.
Ces débats se déroulent entre femmes d’opinions différentes. Certaines plaident pour un meilleur accès à l’école et aux professions, en s’appuyant sur les textes islamiques ; d’autres défendent les arrangements existants ; beaucoup combinent les deux. Les observateurs extérieurs doivent éviter de croire qu’une seule voix parle pour toutes les Haoussas. Des femmes dirigent aussi la vie religieuse en dehors de l’islam orthodoxe, dans le culte du Bori, où une femme, la Magajiya, est traditionnellement la cheffe (voir le chapitre sur les Croyances).
Sources de cet article
- Coles & Mack 1991, recueil dans son ensemble
- Furniss 1996, chapitres sur la littérature populaire
- Unsigned overview (n.d.), sections sur Kannywood et le Bori (plan)